Falaise Le directeur de l'hôpital répond aux critiques

Suite aux craintes soulevées récemment par le conseil municipal, le directeur de l'hôpital Yvon Goarvot a décidé de prendre la parole.

28/12/2015 à 12:02 par Pascal Lecoq

« La situation financière n'est pas bonne » reconnaît Yvon Goarvot. -
« La situation financière n'est pas bonne » reconnaît Yvon Goarvot.

Où en sont vraiment les finances du centre hospitalier ? La semaine dernière, lors du conseil municipal, Jacques Le Bret, élu d’opposition et représentant du personnel à l’hôpital, avait parlé d’un « point de non-retour ». Yvon Goarvot est plus nuancé mais ne peut cacher la réalité : « la situation financière n’est pas bonne ».

Pour l’instant, il est trop tôt pour dévoiler les chiffres officiels de l’année en cours. « Nous transmettons la validation d’octobre au ministère ». Mais sur les dix premiers mois de 2015, « la situation est moins bonne que 2014. Pour autant, sur certains secteurs, ça va plutôt mieux. Aux urgences, l’activité est en hausse. Nous avons également plus de consultations. Nous maîtrisons l’évolution des dépenses. Mais nous avons une baisse de l’activité en médecine, en chirurgie et en obstétrique ». Les recettes étant liées à l’activité, le déficit s’est naturellement creusé.

Une aide de trésorerie de 500 000 euros

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette fréquentation en baisse. « Nous avons un chirurgien orthopédique en moins » souligne Yvon Goarvot, en l’occurrence le docteur Tallier. « Il y a aussi un facteur général lié au contexte économique et social. Quand ça se dégrade, les gens renoncent à faire certains soins. Et un facteur régional avec la restructuration hospitalière. Les rumeurs sur l’avenir de la maternité et l’annonce officielle de sa fermeture ont impacté l’activité de l’hôpital ».

Ces difficultés conjoncturelles et structurelles contraignent la direction à surveiller les finances comme le lait sur le feu : « nous faisons un point tous les 15 jours par téléphone avec l’Agence Régionale de Santé sur la trésorerie ». L’ARS a d’ailleurs octroyé une aide de trésorerie de 500 000 euros l’été dernier afin de redonner un peu d’air au centre hospitalier. L’instance de santé a également soutenu le projet de rénovation de l’EHPAD Saint-Joseph à Saint-Pierre-sur-Dives : « 1,730 million d’euros plus 493 000 euros pour les frais financiers ».

Privilégier l’ambulatoire

Pour espérer redresser la barre, des mesures importantes devront être prises. Comme l’arrêt des naissances fin septembre. « Mais la fermeture de la maternité ne va pas avoir un impact positif dès maintenant, il faudra attendre quelques mois ». L’année 2016 sera décisive pour l’avenir de l’établissement. « Des mesurettes ne vont pas résoudre la problématique financière de l’hôpital, il faut refondre le modèle, repenser l’accueil et la prise en charge des patients. Nous devons prendre le virage ambulatoire ».

Retrouvez l’intégralité de notre dossier sur l’hôpital dans notre édition numérique du jeudi 24 décembre.

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