Falaise Hôpital. « La fusion n'est pas à l'ordre du jour »

Si les élus et les directeurs de Falaise et Argentan s'accordent pour mettre en place un hôpital sur deux sites, ils refusent, pour l'instant, de parler de fusion des deux établissements.

28/01/2016 à 12:00 par Pascal Lecoq

Jérôme Le Brière (directeur d'Argentan), Eric Macé (maire de Falaise), Pierre Pavis (maire d'Argentan) et Yvon Goarvot (directeur de Falaise). -
Jérôme Le Brière (directeur d'Argentan), Eric Macé (maire de Falaise), Pierre Pavis (maire d'Argentan) et Yvon Goarvot (directeur de Falaise).

La coopération entre Falaise et Argentan, c’est un peu l’histoire du Petit Prince. « Il a d’abord fallu s’apprivoiser » aime répéter Eric Macé, grand adepte de Saint-Exupéry. La glace ayant été brisée entre les équipes des deux établissements, il faut désormais avancer vers un objectif : un hôpital pour deux sites. « Le but n’est pas de faire moins mais que l’hôpital se place en Normandie. Nous n’avons pas la taille critique pour peser suffisamment » juge Pierre Pavis, le maire d’Argentan. « Aujourd’hui, Falaise fonctionne, Argentan fonctionne. Mais demain ? Et après-demain ? »

Entre le CHU de Caen et le centre hospitalier d’Alençon à l’extrémité sud de la région, Falaise et Argentan souhaitent proposer « un point sanitaire d’accueil important » pour les 100 000 habitants des deux territoires de santé.

Il faut rassurer nos personnels

Mais chacun avance sur des œufs. « La fusion n’est pas à l’ordre du jour » affirme d’ailleurs Jérôme Le Brière, le directeur de l’hôpital ornais. « On ne fait pas un tremblement de terre » renchérit Eric Macé. Derrière ces propos se cache une crainte : que les salariés prennent peur. « Il faut rassurer nos personnels » lâche Pierre Pavis.

Les quatre hommes ne veulent pas brusquer les choses. Selon eux, les nouveaux services n’entraînent pas de profondes transformations de l’organisation. « Le but n’est pas de mettre tout le monde sur la route. Seulement 15 à 20 personnes sur 1600 bougent » fait remarquer Jérôme Le Brière.

Yvon Goarvot a d’autres priorités pour les prochains mois. « Ce qui compte, c’est de mettre en place une stratégie médicale commune. Car nous avons des exemples de fusion où dix ans après, il ne s’est rien passé ».

14700 Falaise

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